Olivier Ertzscheid est un nom que l’on connait peu, ou pas. Professeur d’université dans plusieurs établissements français, il est le plus souvent cité dans la presse pour ses prises de position en faveur de l’accès libre au savoir et à l’information.
Choqué par la décision des ayants droit et de l’éditeur du Journal d’Anne Frank de reporter à 2050 (au lieu de 2016) l’élévation de ce livre dans le domaine public*, il publie un billet sur son blog, véritable lettre ouverte à la jeune juive allemande disparue, comprenant des versions numériques téléchargeables pirates du Journal d’Anne Frank en protestation envers la « copyright madness » dont nous sommes aussi coutumier en Belgique avec, par exemple, la société Moulinsart qui protège le patrimoine d’Hergé comme un dragon son tas d’or.
A l’heure où paraît cet article, de nombreux media comme Mediapart, Slate, ou encore Rue89 ont déjà repris l’information afin de propager cette fronde contre l’abus de droits d’auteur. Sur Twitter, le hashtag #AnneFrank apparaît sous les tweets indignés ou émus de nombreux internautes, tout aussi déçus et choqués de cette décision vénale et manquant au plus élémentaire devoir de mémoire.

N’hésitez pas à faire tourner l’info.

*Il faut savoir qu’en France toute oeuvre entre automatiquement dans le domaine public 70 ans après la mort de l’auteur, sauf si des démarches légales sont entreprises par les ayants droits pour prolonger cette période selon des manœuvres touchant souvent à la mauvaise foi.

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