S pour Stuart Bruce, proprio du Bruce Studio, où elle a enregistré son premier album
K pour Karen Carpenter, pour sa voix qui a inspiré Colline
I pour Inis Mor, une des 3 îles de l’Archipel Aran en Irlande, où l’album fut écrit en partie
M pour Martin, une vieille Martin, sa première guitare, qui lui a tout appris
M (encore) pour Angus et Julia Stone (ben quoi ?), qui représentent son inspi contemporaine
E pour écume, traduction du nom de l’album
D pour Drake, Nick Drake, son icône, son modèle, après Johnny Cash

S K I M M E D, c’est donc, vous l’aurez compris, le nom que Colline Hill a choisi pour son second album, album dans lequel elle nous parle d’océan, bien que son nom ne nous évoque que la montagne…

Pour ceux qui, comme moi, ne la connaissent pas encore, Colline s’appelle en réalité Blandine Coulet. Elle est Bretonne de terre, de sang et d’amour. En gros, on ne rigole pas avec la Bretagne. C’est dans ce pays qu’elle aime d’amour qu’elle a fait ses premières scènes avec un groupe qui reprenait des chansons folk. Un genre qu’elle a visiblement aimé puisque aujourd’hui, c’est le folk rock que l’artiste de 35 ans défend. Après ses premiers pas sur scène, elle s’envole pour l’Irlande, où elle participera à des jam sessions dans des pubs (les cafés, pas les publicités à la TV hein…). En 2008, elle débarque en Belgique et s’installe en Wallifornie, à Liège.
DONC! Après cette courte bio et maintenant que tout le monde sait qui est cette « songwriter » bretonne/irlandaise/liégeoise, parlons de son album…

b80d78_a82e112e2fbb4c3b8385052a7e7f138a

J’ai écouté pour vous cet album empreint de mélancolie, de vérité, d’authenticité, de mélodies absolument envoûtantes, de cette voix calme, douce, posée, sûre mais fragile. Je me suis dit que la meilleure façon d’écrire sur Colline Hill, c’était d’écouter Colline Hill en écrivant. Ma première réaction : « Je vais m’endormir si j’écoute ça » mais j’ai très vite changé d’avis…

Comment vous dire? La voix de Colline vous attrape et ne vous lâche plus. Avec ses petites mains, elle vous agrippe et vous retient mais de toute façon… vous n’avez aucune envie de partir. Pour que vous compreniez mieux : Si j’étais BJ Scott dans The Voice, je retournerais mon siège dès la 2ème seconde et je lui dirais : « YOU FOLK BABY ».

Avec sa voix grave, ces quelques mots chantés tout bas, ces phrases que l’on croit écrites juste pour nous, Colline nous raconte une histoire. Sa guitare, sa voix et ses cheveux bouclés, il ne lui en faut pas plus (à nous non plus) pour nous transporter dans son univers folk, personnel, pur, authentique et faussement nonchalant. Elle crée autour de cet album et d’elle-même une atmosphère peu explorée ces derniers temps, bien loin des hits de Kendji et Pokora qui nous rabâchent les oreilles dès qu’on allume la radio, une ambiance feu de camp sur la plage à 2:00 du matin, enroulés dans une couverture… Skimmed c’est un moment calme, tendre et intime, ce serait bête de passer à côté (moi je dis ça…). Colline Hill sort du lot, explore l’inconnu et vaut le détour. Et je ne suis pas la seule à le penser puisqu’elle vient de remporter le Grand Prix du Disque en France, ce qui fait de Skimmed le meilleur album breton de l’année (laissez passer la star, please) et elle succède ainsi à Miossec, Yann Tiersen, Nolwenn Leroy (LAISSEZ PASSER LA STAR). Si vous voulez être le 3488ème à liker Colline sur Facebook, foncez!

A consommer sans modération, The Greatest, de l’album Skimmed :


et le nouveau clip !

Quelques dates si vous voulez en profiter en live :
18/02 | Bruxelles Musée Charlier
27/02 | Namur Point Culture
11/03 | Nandrin Deux Ours
13/04 |  Ixelles Théâtre Marni
20/05 | Arlon Pause Culture

Allez, salut.

Crédit photo : © http://www.collinehill.com

Commentaires