Après « Steve + Sky », « La merditude des choses » et le carrément émouvant « Alabama Monroe » qui sera d’ailleurs récompensé aux Oscars pour le meilleur film étranger en 2014, Félix Van Groeningen revient avec un dernier film très attendu : « Belgica ».

On replonge une fois de plus dans l’univers des marginaux, des beaufs aux grands rêves, mais cette fois le réalisateur gantois s’est inspiré de son passé –son père ayant été tenancier d’un bar dans lequel il a lui-même pas mal bossé- pour aborder le sujet du monde de la nuit et ses dérives.
Avec « Belgica », on assiste à la transformation d’un bar de poivrots paumés qui pue la clope et les égouts en un night club mainstream avec ses videurs trop violents, ses boissons trop chères et sa musique sans âme. « Belgica » c’est aussi l’histoire de ces deux frères, Jo (interprété par Stef Aerts) le jeune borgne angélique et Franck (interprété par Tom Vermeir) l’aîné en manque de rock’n’roll, qui se lancent dans cette aventure foireuse qu’est celle de devenir patron de boîte de nuit. Adultères, violences domestiques, excès en tous genre seront de la partie mais le truc vraiment cool dans ce film c’est qu’au lieu de faire un énième film moralisateur sur les conséquences de ces excès, Van Groeningen nous montre une suite des choses vachement plus réaliste. Ici pas question de mort ou de prison, mais juste la remise en question, la claque qui ne fait pas mal mais qui humilie, le très connu de tous « demain j’arrête ».
Mention spéciale pour l’esthétisme dingue du film et la BO made in Belgium, dingue elle aussi grâce aux compatriotes de Soulwax. Récompensé par le prix du meilleur réalisateur au festival de Sundance, ce film voit déjà Netflix acquérir ses droits partout où le film n’est pas distribué en salles. On a déjà hâte de voir le suivant, « Beautiful Boy », qui sera, lui, tourné aux States.
On te laisse avec la bande annonce :

 

Commentaires