Alice On The Roof, qui est-elle donc ? Un joli décor, de bons musiciens, un look tendance sans être too much, un travail de mise en scène, et des morceaux qui s’enchaînent à la radio ! Sans conteste, il faut saluer le travail des créateurs de l’ombre qui, en amont, tirent les ficelles d’Alice, la jolie marionnette.

La poupée rose a été jetée en pâture aux lions sur la grande scène des Ardentes 2016 en guise d’amuse-bouche au public venu nombreux ce soir-là, en partie pour elle mais surtout pour la tête d’affiche : Pharell Williams. Le pas tantôt hésitant, puis plus franc, des déhanchés peu gracieux et un sens du rythme encore à travailler, Alice on the Roof a tenté pendant presque une heure, souriante,  d’endosser tout le poids qui repose sur ses frêles épaules.

Alice On The Roof aux Ardentes 2016 / Photo : Jérémy Alonzi

Alice On The Roof aux Ardentes 2016 / Photo : Jérémy Alonzi

Que dire ? Oui, c’est dans sa naïveté et sa candeur qu’elle a été touchante. Oui, elle a une voix très intéressante mais elle a manqué littéralement de présence, par contre, pas de maladresse ! Aussi talentueuse soit-elle, on a vu trop grand pour la petite Alice : même si le show se voulait cohérent, il était loin d’être assumé.

On espère véritablement qu’une fois libérée de ses liens, la Montoise ne se fera pas manger toute crue comme beaucoup d’autres produits du télé-crochet. Souhaitons-lui plutôt une carrière à la France Gall ou encore à la Vanessa Paradis, deux autres jolies marionnettes, qui ont réussi au fil des années à se libérer de leur image d’interprète – godiche, quoique le marionnettiste qui les a propulsées n’était autre que Serge Gainsbourg. Ce n’est donc pas gagné.

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