Les freaks, il y en a pour tous les goûts, comme les zizis de Perret, mais les freaks politiques font tout de même un peu plus peur que les autres. L’édito du Now #8 par Helmond Bastard.

Depuis le malaise d’Hillary, on a le sentiment qu’on n’a jamais été aussi proche de la pire catastrophe politique outre-Atlantique depuis l’élection de Reagan et les errements tyranniques de Nixon. On pensait être à l’abris de ce genre d’excès : Obama a été élu et le monde allait changer. Pas tant que ça en fait. Les crises financières se répètent et se ressemblent un peu partout sur le globe et quand elles frappent, c’est toute une population fragilisée qui a peur et se replie sur elle-même, séduite par les harangues en-dessous de la ceinture vociférées par des animaux politiques qui savent où chatouiller la bête pour la faire ronronner.

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Quelle sera l’image marquante de cette prochaine élection US ? Shepard Fairey avait créé le symbole de la campagne d’Obama avec son affiche HOPE. Hillary, c’est franchement moins glam et j’imagine mal la scène street art s’emparer de la bobonne à Bill pour en faire l’étendard de la génération Y. Donald, lui, n’a besoin de personne pour briller en société : donnez lui une tribune et il régalera l’assistance de ses vannes à la Bigard et démarrera le Petit Bonhomme en Mousse à la fin de chaque meeting. Même pas besoin de demander, le show est millimétré.

C’est Donald en cover mais cela aurait pu être Hillary. Chacun d’eux incarne une facette du freak politique et je ne sais pas lequel des deux est le moins effrayant. Ils se valent franchement. Je donnerais un léger avantage pour Hillary parce que je me dis que, s’il faut un jour appuyer sur le gros bouton rouge du grand barnum mondial de la tête nucléaire, la féminité et la douceur devrait ressurgir de la présidente qu’elle serait. Et peut-être réfléchir un peu plus.
freaks politiques 2Puis  l’image de Margaret Tatcher se dessine devant mes yeux clos et je perds le peu d’espoir que j’avais…

Ça va aller. Bonne lecture en compagnie de nos freaks, qu’ils soient politiciens, artistes ou simples quidams. En fin de compte, c’est en se frottant aux facettes borderline et foutraque de la nature humaine qu’on mesure avec soulagement qu’on est un gars bien sous tous rapports. Normal. Et chiant.

Bises.

NdE : Petit mise à jour, notre ami Donald vient de se prendre deux belles tatouilles aux premiers débats télévisés de la campagne présidentielle US. Nous voilà rassurés… Ou pas.

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